Le grand pèlerinage de la Sainte Famille

Un rêve et un projet

Regardant Marie, notre maman du Ciel, j’ai fait rêve. Et j’ai vu dans son sourire que cela lui plaisait, et que cela se ferait. Certains connaissent peut-être déjà les vierges pèlerines, le M de Marie et les marches qui ont découlé de ces initiatives. Ce sont de belles choses, qui ont beaucoup semé. Mais mon rêve me dit qu’il faut aller plus loin. Marie dit qu’il faut aller plus loin, sans précipitation, mais sûrement.

J’ai donc vu dans chaque diocèse de France une calèche tirée par un cheval. Et sur chaque calèche se trouve Marie, tenant l’Enfant-Jésus avec un rameau d’olivier. Elle est assise sur un âne qui est tenu par la bride par saint Joseph. Et celui-ci tient également un bâton de marche en haut duquel est accroché un deuxième rameau d’olivier. Cela ressemble à l’icône de la fuite en Égypte et aux représentations de la Sainte Famille en voyage. Cela évoque la statue de Notre-Dame de France, Reine de la Paix, mais avec saint Joseph, l’âne et le deuxième rameau en plus. Dans ce que je voyais, ces statues de la Sainte Famille en voyage sont différentes d’un diocèse à l’autre, selon les manières locales de représenter ces saints. Et ces calèches sont suivies de nombreux pèlerins à pied, et passent de village en village, de clocher en clocher, sans en oublier un seul, apportant consolation, guérison et délivrance. C’est un temps de miséricorde qui est donné. Je vis certaines églises leur être ouvertes et d’autres non. Mais en tout lieu, les pèlerins priaient avec adoration, louange et intercession. Et la grâce était donnée. Des miracles advenaient en nombre.

Et je vis aussi 28 calèches portant toujours la Sainte Famille telle que décrite plus haut, mais cette fois-ci les représentations étaient toutes identiques, et selon le modèle de Notre-Dame de France adaptée comme on l’a dit avec l’âne, saint Joseph et le deuxième rameau. Elles étaient à Paray-le-Monial auprès du Cœur de Jésus. Et je les vis partir dans le monde entier et s’arrêter dans chaque cathédrale, comme pèlerins de la paix et de la réconciliation. Je ne vis aucune cathédrale où ces pèlerins ne purent entrer. Quatre de ces calèches sillonnèrent l’Europe, quatre autres l’Afrique, quatre autres l’Amérique du Sud, quatre autres l’Amérique du Nord, quatre autres l’Ouest de l’Asie, quatre autres l’Est de l’Asie et quatre autres l’Océanie. Elles prenaient le bateau pour traverser les mers. Elles frappaient aux frontières. Et nulle porte ne leur fut fermée. Il y eut toujours un passage, même s’il fallut parfois le chercher.

Et je crus voir 28 autres calèches partir de même quelque temps plus tard, puis 28 autres, pour qu'il y en ait suffisamment dans chaque continent.

Je vis les anges accompagner chaque calèche, préparer les routes, ouvrir des chemins. Je vis des guérisons en nombre, des conversions, des pardons donnés, des signes incroyables. Je vis des personnes se confesser, revenir à l'Eucharistie et demander le baptême. Je vis beaucoup de cœurs trouver enfin la paix.

Et je vis toutes les calèches qui avaient sillonner la France revenir sur un terrain au Nord de Paris ou durant tout le temps des marches avait été édifiée une basilique en l’honneur de la Sainte Famille. Je vis chaque statue de chaque diocèse prendre place chacune dans une chapelle dédiée. Je vis cette basilique comme un signe d'Alliance qui protégeait la France à jamais.

Je compris qu’avant que ces calèches ne puissent partir et cette basilique être construite, beaucoup de choses s’étaient passées en France, dans l'Église et dans le monde. L’orage que nous subissons aujourd’hui s’était mystérieusement calmé. Un signe avait été donné donnant une direction. La France s'était relevée de ses cendres. Certains s’étaient préparés aux catacombes et à traverser l’épreuve qui allait fondre sur l’Église et le monde, comme une sorte de Pâques. Des divisons, des tensions, des peurs et des problèmes étaient partout. Et je vis des petits apôtres de l’Amour préparer discrètement mais sûrement la victoire de la Sainte Famille. Et préparant un temps nouveau, l'éclaircie qui s’était désormais levée en France se répandait dans le monde.

Et je vis toutes les calèches qui avaient sillonné les continents durant des mois et des années prendre résolument la route de Jérusalem… Mais il ne me fut pas donner de voir ce qui se passa à leur arrivée. Je vis seulement la Croix se dresser sur le monde, l'Église gagner les catacombes, la France redevenue chrétienne se trouvant protégée par Dieu avec tous ceux qui s'étaient confiés à la Sainte Famille... Combien de temps cela dura-t-il ? Peut-être trois ans, un peu plus, un peu moins, je ne sais. C'est le Cœur de Jésus qui est alors transpercé pour qu'advienne une Pentecôte d’Amour et la civilisation de l'amour. Et un temps de paix et de justice s'ensuivit durant environ 200 ans.

Et après ce rêve, je comprends quelle sera l’œuvre de ma vie, ce à quoi je veux consacrer mes efforts. Ce ne sera point à une œuvre théologique, ecclésiastique, sociale ou politique : je laisse les intuitions que j’ai eu à ce sujet, d’autres feront le tri, d’autres sauront agir d’une façon opportune en ces domaines. Mais ce sera de réaliser le grand pèlerinage de la Sainte Famille qui veut visiter la France et la terre entière pour y semer les trésors du Cœur de Jésus.

Dieu ne nous donnera pas la paix à la manière du monde. Il nous la donnera à sa manière à Lui.

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