Qui remettra à sa place la République de Paris ?

Nous sommes début mars, alors : Bonne année !

Comme vous le savez peut-être, la nouvelle année débutait à certaines époques le 1er mars. Comme en témoignent les mois de septembre, octobre, novembre et décembre dont les noms signifient septième, huitième, neuvième et dixième mois. Alors : bonne année ! Ce qui est semé commence à germer. La nature donne déjà les signes d’un renouveau. C’est la nouvelle année, et l’élan de vie repart !

Cette année commence par l’acte politique de briser les élans de vie et les renouveaux en leur commencement. Le Congrès est convoqué. Et l’on doit décider qu’être libre de tuer les nouvelles vies dans le ventre des femmes est constitutionnelle en France. La République se constitue autour du droit de mettre fin à la vie humaine. Si vous n’y adhérez pas, vous n’êtes plus vraiment de la République.

Jean-Paul II analysait que toutes ces dérives viennent d’une pensée utilitariste qui ne s’émerveille plus devant le mystère de la vie pour la servir. Ces dernières années, en France, nos politiques en sont même arrivés à autoriser que nos scientifiques mélangent l’ADN humain et l’ADN animal en vue de faire des chimères. Il n’est pas encore permis de les faire vivre trop longtemps, mais cela se prépare dans nos laboratoires, et avec notre argent ! Qui pourrait encore soutenir la moralité d'un tel État qui en vient à fabriquer des chimères homme-animal ?

Par ailleurs, depuis la loi sur les séparatismes, on ne peut plus avoir une subvention ou un agrément pour nos associations sans adhérer aux valeurs de la République. Avant cela, il suffisait de ne rien faire d’objectivement illégal. Désormais, on doit rentrer dans le moule imposé. Sinon, on dégage : plus de subventions, et plus d’agréments. De notre côté, nous n’avons aucun moyen de retirer notre argent de cette fabrication de chimères et d’enseignement d’une culture de mort.

Nous nous doutons bien, comme nous l’avons vu mille fois dans l’histoire de notre pays, que si un tel déséquilibre s’installe dans l’État, il ne se gênera pas pour mettre au pas toutes les têtes qui dépassent. Aujourd’hui, tout le cadre légal est prêt pour cela. On ne pourra bientôt plus être médecin, infirmier, enseignant, journaliste ou politique, sans être un béni-oui-oui des pensées et des pratiques chimériques et mortifères. Et cela peut aller jusqu’à récupérer l’usage de nos lieux de cultes (même nos églises !), dont il s’est déjà arrogé la propriété, et exclure nos associations qui sont en désaccord avec lui.

J’ai quelque part un esprit républicain et démocrate, mais pas à la façon de la République de Paris. Pour ma part, en démocratie, ce sont les décisions concrètes qui sont prises par le peuple. Un peu comme en Suisse, où la question posée n’est pas tant de savoir si l’on préfère un tel ou une telle, mais si l’on doit construire un pont, changer les lampadaires, ou signer des traités. Ce sont les choix concrets qui sont soumis à votation à tous les citoyens ! Cela forme l'esprit civique. Tous discutent et participent à trancher de nombreuses questions chaque année. Et ce sur trois échelons : communal, cantonal (environ la taille de nos départements) ou fédéral. En France, du fait de notre taille, nous devrions avoir 4 ou 5 échelons. Or, le seul échelon qui décide vraiment, c’est celui de Paris pour toute la France. Et cette République de Paris a d’ailleurs décidé de donner elle-même son pouvoir à l’Europe et aux puissances mondialistes.

En République, normalement, chaque citoyen prend part aux décisions. Et peu importe la manière dont les élus sont choisis : là-dessus, les grecs ont d'ailleurs tout essayé, jusqu’à tirer au hasard ! et sans trouver de solutions optimales. Ce qui compte, c’est que chaque citoyen puisse collaborer aux décisions de la res publica, dont la taille ne doit finalement pas dépasser celle d’un département si l’on veut que chacun puisse participer à sa manière. Réfléchissez : avez-vous déjà pris des décisions concrètes pour votre village, votre quartier, votre ville ou votre contrée ? Eh bien, non. Aucune. À part choisir à l'applaudimètre vos dictateurs oligarchiques. Avez-vous déjà, en tant que citoyen, siégé dans des assemblées pour vous occuper de ce qui vous entoure ? Pour la grande majorité, non. Nous ne sommes donc pas en République. Ou alors, nous ne sommes pas citoyens. Seuls quelques milliers de personnes peuvent se dire citoyens. Et cette République de Paris gouverne le reste du pays à la mode impériale en fondant sa légitimité par un rituel à l’applaudimètre. C’est une oligarchie impérialiste applaudimétrique.

C’est le grand mensonge, dont les germes étaient déjà là dès la Révolution française. À tel point que les deux premières Républiques sont devenues, en toute continuité, en très peu de temps et sans heurts, des Empires avec Napoléon Ier et Napoléon III. Et les suivantes ont résisté plus longtemps à ce germe mortifère parce qu’à leur fondation se trouvaient des chrétiens non-révolutionnaires qui leur ont donnée des assises plus équilibrées. La IIIème République a été fondée à la chute du Second Empire par des catholiques royalistes qui espéraient une Restauration. Celle-ci ayant échoué, la République a duré, et est tombée aux mains d’anti-cléricaux notoires. Elle aurait sombré à son tour, si la Première Guerre mondiale n’avait pas scellée une nouvelle alliance avec l’esprit catholique. Et les IVème et Vème République ont été fondée également dans une alliance de circonstance après la Seconde Guerre Mondiale où les catholiques étaient très représentées.

Aujourd’hui, cet équilibre est à nouveau brisé. Plus rien ne peut se mettre en travers du germe impérialiste et mortifère de la République de Paris. Seules les valeurs issues de la culture française pluri-millénaire et chrétienne l’ont jusque là maintenue. La République leur a finalement totalement tourné le dos. Soit, nous la remettons à sa place, soit elle va sombrer, et peut-être nous entraîner avec.

Pendant que l’on discute de chimères et du droit de tuer des enfants à naitre, nos agriculteurs râlent, parce que l’on ne s’intéresse pas à leur champs, à tous ces vivants de nos campagnes, à cette nourriture produit par notre terroir qui nous fait vivre. Tout cela est lié. Soit on aime la vie, soit on aime la mort. Il faut choisir. Nos villages ne chantent plus, nos places sont vides de présences humaines joyeuses et accueillantes. Un tiers de la population française est considérée comme souffrant d’isolement social. Le quotidien de la plupart des Français a pour théâtre le virtuel et le béton, et non les splendeurs du vivant. Comment ne pas voir ?

La République de Paris veut choisir la mort. Et rien ne semble pouvoir l’arrêter. Les agriculteurs ne l’intéressent pas. Les petits commerçants ne l’intéressent pas. Nos campagnes ne l’intéressent pas. Les enfants à naître ne l’intéressent pas. La beauté de la vie ne l'intéresse pas. Elle ne s’intéresse qu’à nous donner du pain et des jeux pour nous distraire, et à assurer son diktat pour nous livrer aux mains du Règne de l’Argent, de la Technique et de la Mort. Elle s’est bien arrangée pour qu’il n’y ait plus de contre-pouvoir. Personne aujourd'hui ne peut taper du point sur la table pour lui dire : ça suffit !

Seules les puissances d’en-haut que sont Dieu et les anges peuvent encore aujourd’hui nous sauver du désastre. Mais pour cela, il faut prier. La Vierge Marie nous a donné à Fatima le remède pour avoir un avenir : la dévotion à son Cœur Immaculé, inséparable du Sacré-Coeur, et la réalisation de plusieurs actions précises, en particulier les 1ers samedis du mois. Plutôt que d’en faire encore ou toujours à notre tête : écoutons, et suivons les indications de notre maman du Ciel. Une Alliance s’est constituée pour cela : https://salve-corda.org/

Dans trois jours, il est encore possible de choisir la vie. Puisque le Congrès est réuni : eh bien, que les citoyens de France lui demandent de changer de sujet ! Sommes-nous en République et en démocratie, oui ou non ? Les Gilets Jaunes et beaucoup d’autres ont demandé que soient instaurés le Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC). Il s’agit que le peuple puisse demander que soit soumis à Référendum :

  • de proposer un projet de loi.
  • d’empêcher un projet de loi.
  • de démettre des membres du gouvernement et des élus.

Souvent, on parle de ce Référendum au niveau national, ce qui est le minimum. Il s’agit également d’avoir la même chose au niveau communal, départemental et régional. On notera que nous n’avons pas inclus ici la capacité de voter directement une loi ou une mesure. Cela pourrait être mis en place selon nous au niveau local et départemental sur beaucoup de sujets. Et on pourrait même comme en Suisse avoir par défaut de nombreuses votations dans l'année. Nos élus seraient là davantage pour présenter les choix et préparer les processus de décisions, plutôt que de tout décider eux-mêmes.

Être citoyen est une longue éducation qui se mature en prenant des choix concrets pour la chose publique. Cela va demander un apprentissage, mais c'est le seul chemin pour retrouver du bon sens, de la convivialité et de la dignité.

Beaucoup ne veulent pas du RIC, pensant que c’est inapplicable. La modernité nous a-t-elle donc rendus si peu républicains et démocrates pour refuser que les citoyens puissent prendre part réellement à la res publica ?

C’est aujourd’hui la mesure la plus consensuelle chez les citoyens français, ceux que l’on croise dans les rues et les villages. Aurons-nous encore assez d’ardeur pour expliquer à cette République mortifère que le sujet urgent que nous voulons voir traiter par le Congrès est celui-là ? Peu importe le reste. Nous ne voulons pas du reste. Nous ne voulons que cela. Car, nous y voyons le premier pas d’un processus de renouveau. Que le Congrès s'occupe de cela et pas d'autre chose !

Bien sûr, nous ne croyons pas qu’une telle mesure va réellement permettre de regagner tout le terrain perdu. Les moyens humains aujourd’hui peuvent seulement permettre de garder intact ce qui ne s’est pas encore effondré. Mais si l’on préserve ce qui peut encore l’être, peut-être qu’un renouveau de sagesse et de spiritualité pourra nous permettre d’entrer progressivement dans la civilisation de l’amour qui viendra d’En-Haut comme un don de Dieu (cf le livre de Patrick de Laubier, La civilisation de l'amour selon Paul VI). La Trinité d’Amour, les anges et les saints sont à l’œuvre, et ce n’est qu’avec eux que ce monde pourra trouver un avenir. Il n’y a pas d’autre chemin pour l’humanité que celui de l’Alliance avec l’Éternel. Mais il ne faut pas non plus négliger le peu qui peut être fait à notre échelle pour éviter le pire.

Je crois donc qu'une alliance de circonstance avec tous ceux qui veulent le Référendum d'Initiative Citoyenne me semble le plus opportun. Ne laissons pas nos gouvernants choisir les termes du débat (cette fois-ci, ou les prochaines fois) ; nous perdrons une fois de plus. Mais mettons-les simplement devant leurs contradictions, et conduisons-les sur ce seul terrain où nous pouvons gagner et les freiner dans leur course infernale.

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